Romain Cunat

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Technology Review

La revue française du MIT (Massachusetts Institute of Technology)



Technology Review est la revue officielle du MIT. Depuis février 2007, il existe une version française.
Sur les pages suivantes, vous pourrez lire des brèves que j'ai rédigées dans le cadre de ma formation universitaire en vue d'une publication papier ou web de cette revue.

 

Pour Infos :
http://www.technologyreview.fr/
http://mit.edu/

Filet 2000 signes


Bacillus subtillis : la carte mémoire nouvelle génération
  25/05/2007 11:23


Après la fameuse bactérie Escherichia coli, c’est au tour de Bacillus subtillis, habituellement utilisée en biotechnologies,de susciter l’intérêt d’ingénieurs en informatique. Récemment, des chimistes japonais de l’Institut des sciences du vivant de l’Université de Keio (IAB) ont utilisé cette bactérie pour la conservation de données numériques. Facilement manipulable génétiquement, non pathogène et présente en quantité dans le sol, Bacillus subtillis et ses 4 000 gènes était la candidate idéale. Par un procédé de transcription de données numériques en éléments chimiques, les chercheurs y ont « gravé » sous forme cryptée un bref message écrit. Pour retrouver les données, il suffit de comparer le génome normal de la bactérie avec celui modifié par la gravure. Les différences révèlent ainsi l’information.

Beaucoup plus petits qu’un disque dur ou qu’une carte mémoire, les bactéries et autres micro-organismes offrent un espace de stockage sans précédent L’explication se cache derrière le fait que la reproduction des organismes s’opère sur la base d’un code génétique défini. En d’autres termes, les données persistent au fil du temps car elles sont transmises aux générations futures. Mais gare aux mutations qui pourraient détruire l’information ! Pour s'en prémunir, les scientifiques nippons expliquent avoir « développé une technologie permettant de stocker des informations en plusieurs endroits sur les gènes ». À l’avenir, ce principe pourrait permettre à un laboratoire de stocker des données sur des organismes génétiquement modifiés.

 

Romain CUNAT

Lien : http://www.technologyreview.fr/?id=278

Filet 2000 signes

La citation du jour...  31/05/2007 17:00

La citation du jour
 
L'actualité des technologies émergentes en paroles
  
"Nous avons lancé ce projet parce que le MIT croit qu'Internet est l'un des meilleurs moyens de faire progresser l'éducation dans le monde"
  31/05/2007

Anne Margulies, responsable du programme internet du MIT
 
D’ici fin 2007, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) proposera la totalité de ses cours sur le web, soit 1 800 leçons en accès libre. Depuis 2003 et le lancement du programme OpenCourseWare (http://ocw.mit.edu/index.html), des centaines de cours sont déjà consultables en ligne. De l’aéronautique aux sciences politiques en passant par l’histoire ou la littérature, les ressources gratuites sont accessibles à tous. Le site du MIT OCW ne requiert aucune identification. En revanche, les internautes ne pourront pas obtenir de diplômes ni même contacter le corps enseignant, situé entre Boston et Cambridge dans le Massachusetts. Cette initiative s’inscrit dans une tradition de transmission des savoirs, comme l’explique Shigery Miyagawa, professeur au MIT : « OWC reflète l’idée qu’en tant qu’enseignants chercheurs, nous souhaitons partager gratuitement la connaissance que nous générons à travers nos recherches et nos enseignements. Nous souhaitons faire d’OCW une vitrine pour nos cours ». Quelques écoles américaines développent des projets similaires. Stanford a proposé quelques cours l'année dernière tandis que Bryn Mawr envisage de le faire bientôt. Cette production de savoirs en ligne rencontre un succès significatif : en février, 1,5 million d'internautes ont visité le site MIT OCW.

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La Suède ouvre une ambassade virtuelle  08/06/2007 13:18 


Encore un peu plus de réalité dans le monde virtuel de Second Life ! 


La Suède, qui a inauguré le 30 mai dernier une ambassade, est donc le second État (après les Maldives) à reconnaître la réalité de ce nouveau pays étranger. Certes, cette reconnaissance s’accompagne d’un certain nombre de restrictions : la Second House of Sweden ne délivrera ni passeport ni visa suédois mais elle donnera des indications aux visiteurs sur les démarches administratives à entreprendre pour obtenir ces documents dans le monde réel. Gérée par l’Institut suédois, « équivalent de notre Alliance française » elle n’aura pas de fonction politique. Selon Carl Bildt, ministre suédois des affaires étrangères, cette ambassade un peu particulière est surtout destinée à « diffuser des informations sur la Suède » vers un nouveau public. Un projet ambitieux quand on sait que près de 7 millions d’internautes dans le monde entier, en particulier les plus jeunes, fréquentent Second Life.


Située sur une île de 64 hectares, l’architecture de l’ambassade est semblable à celle de la représentation suédoise à Washington avec ses grandes baies vitrées, sa structure en bois et ses meubles de conception. L’ambassade servira tout à la fois de portail culturel et administratif pour ses visiteurs. Elle présentera de manière interactive expositions et événements culturels ainsi que certaines entreprises et personnalités du royaume. C’est dans le Stockholm réel que Carl Bilt et Olle Wästberg, directeur de l’Institut suédois, ont participé à la cérémonie d’ouverture de cette ambassade virtuelle. Virtuelle, mais loin d’être gratuite. Le coût du projet est aujourd’hui estimé à 40 000 euros. Après les entreprises, c’est donc au tour des États de s’installer dans Second Life. 

Pour plus d'informations : http://secondlife.com/

Romain CUNAT

Lien : http://www.technologyreview.fr/?id=285

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Tous fichés ?  13/06/2007 13:06

Imaginez un monde où sécurité rime avec surveillance, où le contrôle des conduites se substitue au contrôle d’identité. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a tiré la sonnette d’alarme à propos de la banalisation de la biométrie. Dans un avis intitulé « Biométrie, données identifiantes et droits de l’homme », il pointe les risques et les dérives que peuvent engendrer l’usage de systèmes biométriques.


Un exemple : l’analyse ADN fréquemment utilisée par la police. À l’origine destinée aux délinquants sexuels, elle s’applique aujourd’hui à « toute personne à l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis un délit ». Jusqu'à récemment, contrairement à nos voisins anglais, le suspect devait être consentant. Un nouvel article du code pénal stipule désormais que le refus de se soumettre au prélèvement biologique constitue un délit passible d’une peine d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros. Conséquence : la taille du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) ne cesse d’augmenter ces dernières années. Il compte actuellement 450 000 empreintes contre quelques milliers en 2001. Un chiffre qui ne rivalise pas encore avec le record détenu par les Anglais (4 millions d’individus fichés). Outre-Manche, le recueil de données génétiques s’applique en effet à tout individu « arrêté » même si l’affaire ne fait l’objet d’aucune suite judiciaire ou policière. Le prélèvement est conservé pendant 100 ans, sans possibilité d’effacement du fichier, contre 40 ans en France pour les personnes condamnées et 25 ans dans les autres cas.


Dans ses recommandations, le CCNE estime qu’il est « indispensable » de mettre en oeuvre un réel contre-pouvoir face à la généralisation excessive de la biométrie. Il souhaite qu’un débat public soit organisé afin de « favoriser une prise de conscience collective sur la nature des dérives et la nécessité d'un encadrement effectif ».


Romain CUNAT

Lien : http://www.technologyreview.fr/?id=288